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Le 7 décembre 2016

Frais de tenue de compte, retraits répétés dans des banques concurrentes et carte de crédit coûteront plus cher l’an prochain dans plusieurs banques.

Abandonnée en 2016, la quasi-gratuité des frais de tenue de compte par votre banque sera l’an prochain un souvenir encore plus lointain. 2017 marquera en effet une nouvelle hausse selon les chiffres de l’étude réalisée pour Le Figaro par le comparateur meilleurebanque.com.

1. Quelles sont les hausses ?

L’augmentation se chiffre à 93,6% pour La Banque Postale (12 euros par an), 40,7 % pour la Banque Populaire (25,2 euros), +6,36 % pour la Caisse d’Epargne (15,1 euros), +4,78 % pour le Crédit Agricole (12,7 euros).

Les tarifs sont stables à la BNP et au Crédit Mutuel.

Seuls le Crédit coopératifs et quelques caisses régionales du Crédit agricole n’en factureront pas.

La hausse se traduit aussi dans les tarifs pour la carte bancaire classique à débit immédiat : près de 5 % de hausse à la Banque Populaire soit 44,3 euros par an, + 18 % chez HSBC et + 6 % à la Société générale d’après Le Point (dans un dossier paru en octobre dernier).

Augmentation, enfin, pour les retraits effectués à des guichets appartenant à une autre banque. En moyenne, cinq "infidélités" par mois coûteront 21,20 euros par an, soit 4,5 % plus cher qu’en 2016. La palme revient à La Banque Postale, qui double le prix (15,60 euros par an). La facturation débutera dans certains cas plus tôt, à partir du troisième retrait chez un concurrent et non du quatrième par exemple.

2. Comment se justifient les banques ?

La Banque Postale reconnaît des pourcentages de hausse importants "mais en valeur absolue, nous restons toujours parmi les banques de réseau les moins chères", explique-t-on. Le groupe met en avant "des coûts inhérents" à son fonctionnement et le "contexte conjoncturel", notamment des taux d’intérêts particulièrement faibles.

Ces frais bancaires "ne représentent que 0,7 % de la consommation des ménages, contre 2,7 % pour la téléphonie", relativise la Fédération bancaire française, selon qui "le prix des services bancaires évolue depuis plus de quinze ans moins vite que l’inflation et moins vite que le prix de l’ensemble des services".

La FBF cite également la sécurité prodiguée aux clients, ainsi que la modération des tarifs par rapport aux voisins allemands, britanniques ou italiens.

3. Qu’en disent les clients ?

L’UFC-Que Choisir, association de consommateurs, estime que ces hausses sont "injustifiées".

"Les frais augmentent quand les taux d’intérêt baissent, mais quand ceux-ci repartiront à la hausse, est-ce que les frais diminueront de nouveau ?", interroge faussement Mathieu Robin, chargé de mission sur les banques.

Il insiste sur la dématérialisation croissante : "La valeur ajoutée des banques peut dans certains cas être importante, pour le conseil par exemple, mais sur les coûts fixes il n’y a aucune raison d’augmenter les tarifs. Un client sur trois ne vient même plus du tout en agence et gère tout depuis son espace personnel en ligne."

Serge Maître, secrétaire général de l’Association française des usagers des banques (AFUB), rappelle de son côté sur RTL que "les profits des banques ont augmenté de 3 à 6% l’an dernier" et que, de fait, "l’argument économique ne tient plus".

4. Et maintenant ?

Chaque année, seuls 3% des Français changent de banque, soit trois fois moins que la moyenne européenne (et cinq fois moins que dans la téléphonie mobile), la faute principalement à la lourdeur des formalités administratives.

La loi Macron, qui entrera en vigueur le 6 février prochain, pourrait en convaincre davantage de franchir le pas.

Les banques devront en effet s’occuper elle-même de toute la paperasse.

Une simple signature autorisera la nouvelle banque à réaliser en son nom le transfert des opérations de virements et de prélèvements.

Les banques en ligne, aux tarifs plus avantageux, pourraient tirer parti de cette nouvelle législation.

D’après le comparateur meilleurebanque.com, un client "classique" peut économiser près de 200 euros par an.

Toutefois, elles "ne conviennent pas à tous les consommateurs", précise Mathieu Robin, de l’UFC-Que Choisir.

"Plusieurs imposent des conditions de revenus ou de dépôt pour pouvoir y être affiliées et des populations (notamment les plus fragiles) restent particulièrement attachées à un contact humain et/ou à un suivi personnalisé qui n’existe pas forcément chez les banques en ligne."

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/12/07/les-frais-bancaires-vont-encore-augmenter-en-2017-voici-a-quoi-s-attendre-3006632-6150.php

Tag(s) : #Informations Nationales