Par Carole Gayet-Viaud & Valérie Icard, le 18/12/2017
Le présent dossier entend dresser un tableau des transformations récentes de l’architecture carcérale et interroger la manière dont la matérialité de l’enfermement traduit le sens politique et social de l’emprisonnement contemporain. La réflexion proposée porte avant tout sur la situation française actuelle, que certaines contributions permettront d’éclairer à partir de contrepoints historiques et internationaux.
***
Ce dossier réunit des contributions autour de l’hypothèse selon laquelle les formes architecturales constituent une expression et une mise en œuvre matérielle des significations et des fonctions assignées à la peine d’emprisonnement.
Si l’on se montre attentif aux enjeux dont elle est porteuse et à ses usages, l’architecture carcérale permet de mettre en lumière un certain nombre de tensions, voire de contradictions, qui marquent aujourd’hui les politiques pénitentiaires.
Car la dimension spatiale du dispositif carcéral n’en est pas un aspect parmi d’autres, elle en est le principe même : comme le rappelle Olivier Milhaud dans son ouvrage récent recensé ici par Jean Bérard, la prison est avant tout une peine spatiale.
La dimension spatiale constitue donc un point d’entrée pertinent pour décrire et penser l’expérience carcérale, la place de la prison, et plus largement les évolutions de la pénalité et de son sens (à la fois comme signification et comme orientation) dans nos sociétés contemporaines.
Lire la suite :
https://www.metropolitiques.eu/Architecture-carcerale-et-sens-de-la-peine-formes-et-usages-contemporains-de-la.html#haut
