Yep !
Paris-Match (Et oui...) dresse les portraits de jeunes Israélien-nes pacifistes qui s'opposent à la politique colonialiste de leur pays et refuse de porter les armes.
Grand courage ! Chapeau bas ! Hauts les coeurs !
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Le 25 mars 2015
Chaque année, des centaines de jeunes citoyens s’opposent à l’intégration dans l’armée. Réservistes et soldats en activité, ces « refuzniks » s’élèvent publiquement contre les méthodes de Tsahal dans les territoires occupés. Ils créent des mouvements, diffusent des lettres d’indignation au Premier ministre, témoignent... A leurs risques et périls, car un grade militaire favorise la progression professionnelle. Ils ont fait leur choix.
Moriel A 25 ans, il est marié et habite à Tel-Aviv. Il garde en tête une scène traumatisante : « Juin 2007, j’avais 18 ans. Au village palestinien de Susya, sur les hauteurs de Hébron, des familles avaient reçu des ordres de démolition. Leurs maisons, construites illégalement aux yeux des Israéliens, allaient être rasées par des bulldozers. En face de moi l’un des soldats avait à peu près mon âge. J’ai senti sa peur, mais j’ai aussi éprouvé un sentiment de haine envers ce gamin bardé d’équipements, armé et casqué. A ce moment précis, j’ai compris que je ne servirais pas dans l’armée de mon pays. J’ai vu la violence de l’occupation et j’ai réfléchi. » Devenu écrivain, Moriel observe : « L’activisme est réservé à deux catégories de personnes, les opprimés et les privilégiés. Je fais partie de la seconde. »
Lorsqu’il reçoit sa convocation pour l’armée, Moriel rédige une longue lettre à l’état-major où il cite la Bible, Martin Luther King et les poèmes de Mahmoud Darwish. Il la poste sur son blog.
Pour son acte, qu’il qualifie de « minuscule pas vers la paix », Moriel passera plusieurs semaines en prison avant d’être reconnu « pacifiste » après d’interminables entretiens psychologiques. Il sera finalement libéré.
