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Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L33)
Le 15 janvier 2019

Nous tenions à vous informer de la situation dramatique de Ghislaine N., une maman avec un nourrisson de deux mois, sans solution de logement ou d’hébergement  à Bordeaux.

Si vous pouvez l’aider, merci de nous contacter au plus vite :
06 95 43 53 23

Merci de faire suivre cet appel dans vos réseaux !!!!
*****
Bordeaux - Une maman et son bébé à la rue

Des visiteurs de patients à l’Hôpital Robert Boulin appellent le D.A.L33 : une jeune maman immigrée et son bébé de un mois sont renvoyés de l’hôpital au terme du traitement à la veille de la semaine de fête de fin d’année (le 24 décembre 2018). Aucune structure d’hébergement n’a été mise en place.

Avec l’aide de Mathieu Rouveyre et de la directrice de la M.D.S.I Libourne, nous obtenons le maintien dans l’hôpital jusqu’au 7 janvier.

Voici sa situation.

Le 6 novembre 2018, dans un bus de ligne entre la frontière et Bx. Ghislaine N. enceinte perd les eaux durant le trajet. Une ambulance la conduit à l’hôpital d’Arcachon où elle accouche peu après minuit (donc le 7 novembre) d’un prématuré (Emmanuel).

Le 7 novembre 2018, le bébé est transporté, par hélicoptère, vers la maternité de Libourne équipée d’un service de prématurés. La maman est transportée en ambulance par la route. La maman et le bébé y séjournent jusqu’au 7 janvier 2019.

Durant son séjour à l’hôpital Ghislaine et l’assistante sociale de l’hôpital ont appelé quotidiennement le 115 – Pas de place.

Le 7 janvier se présente au P.A.D.A Stalingrad qui l’oriente vers l’O.F.I.I et la Préfecture.

Depuis son arrivée à Bordeaux, elle appelle quotidiennement le 115. Notre association tente aussi de l'appeler, sans succès.

Le 9 janvier, sa déclaration de demandeuse d’asile en Préfecture est classée dans le cadre « Dublin » au motif qu’elle aurait été enregistrée (prise d’empreintes) en Espagne le 15 décembre 2018. Ce classement est contestable puisque les évènements ultérieurs prouvent qu’elle était en France, hospitalisée depuis le 6 novembre 2018.

Du 7 au 10 janvier hébergée la nuit par un réseau de solidarité contacté par le P.A.D.A.

Le week-end du 11 ; 12 et 13 janvier le  P.A.D.A ne trouve pas de famille d’accueil - Elle est à la rue

Le 14 janvier le  P.A.D.A trouve une nuit d’hébergement dans une famille.

L’O.F.I.I qui est chargé de l’hébergement des immigrés ne reçoit que sur rendez-vous. Accompagnée par un représentant du  D.A.L, on nous demande de sortir et d’appeler la plateforme de l’O.F.I.I pour obtenir un hébergement. Avant de sortir nous appelons cette plateforme et naturellement aucun hébergement n’est proposé et on ne peut obtenir de rendez-vous.

Devant notre insistance, on nous demande d’appeler le 115 (le 115 est complet) et un réseau de solidarité (c’est celui du  P.A.D.A)

A une question de la directrice, Ghislaine accepte tout hébergement quelque soit sa situation. Le lieu n’est donc pas un frein.

Le D.A.L demande à la directrice, un engagement d’hébergement et ... rapidement !

dal33gironde@gmail.com /// 06 95 43 53 23

Tag(s) : #Migrant-e-s
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