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[Attentats de Paris] Le père d'une victime attaque Facebook, Google et Twitter

Le 16 juin 2016

Un Américain accuse ces plateformes d'avoir "sciemment permis" la préparation des attaques qui ont coûté la vie à sa fille Nohemi, tombée sous les balles des terroristes sur la terrasse du Carillon.

Aux États-Unis, une action en justice rouvre la question du rôle actif ou passif des réseaux sociaux dans la diffusion de la propagande des organisations terroristes.

Selon les informations de l'Associated Press, le père d'une jeune femme tuée lors des attentats du 13 novembre dernier à Paris a porté plainte outre-Atlantique contre Google, Facebook et Twitter.

Reynaldo Gonzalez accuse ces plateformes d'avoir "sciemment permis" la préparation des attaques qui ont coûté la vie à sa fille Nohemi, tombée sous les balles des terroristes alors qu'elle passait la soirée avec des amis sur la terrasse du Carillon, dans le Xe arrondissement de Paris.

Âgée de 23 ans, la jeune femme étudiait à l'Université d'État de Californie et effectuait un semestre à l'étranger à l'école de design de Strate, à Sèvres.

La plainte déposée devant la Cour fédérale de district de Californie prétend que Facebook, Google et Twitter ont "sciemment permis à l'État islamique de recruter des membres, recueillir des fonds et diffuser sa propagande extrémiste" par l'intermédiaire de leurs plateformes respectives.

"Sans le support de Google, Facebook et Twitter, la croissance explosive de l'État islamique, devenu le groupe terroriste le plus redouté dans le monde, n'aurait pas été possible ces dernières années", peut-on lire dans le document, rapporte CBS News. Reynaldo Gonzalez va plus loin et affirme que ces entreprises tolèrent volontairement la propagande terroriste à des fins financières.

Il cite à titre d'exemple les revenus générés par Google via YouTube à la faveur des publicités diffusées avant les vidéos de Daesh.

Les géants du web ont renforcé leurs dispositifs

En cas de procès, les juges devront mettre au jour le lien entre les plateformes incriminées et les attentats du 13 novembre. Facebook et Twitter ont déclaré que les allégations du père de la victime sont sans fondements.

Les trois sociétés californiennes ont renvoyé à leurs conditions d'utilisation qui interdisent la diffusion de contenus haineux et prévoient de les supprimer lorsqu'ils sont signalés.

Les trois plateformes ont rappelé que le droit américain les dédouane de la responsabilité des publications de leurs utilisateurs car ils sont considérés comme des fournisseurs des canaux de communication et non comme des éditeurs de contenus qui y sont diffusés.

Les trois géants de la Silicon Valley ont aussi renvoyé à leurs dispositifs respectifs de lutte contre la propagande terroriste, qui ont été fortement renforcés ces dernières semaines.

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube ont signé en mai dernier un code de bonne conduite devant l'Union européenne les engageant à lutter contre les propos haineux, à être plus réactifs après la réception des signalements, plus transparents sur les contenus refusés et à favoriser la visibilité de la contre-propagande des organisations issues de la société civile et des États.

Source :
http://www.rtl.fr/actu/international/attentats-de-paris-le-pere-d-une-victime-attaque-facebook-google-et-twitter-7783702290

Tag(s) : #Infos Internationales