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11h et 13.000 km dans un train d’atterrissage

Le 19 juin 2015

La police britannique enquête après la découverte d’un clandestin caché dans un avion et d’un autre sur un toit londonien.

Jeudi, 9h35. La police britannique est appelée pour intervenir sur le toit d’un bâtiment de Richmond, dans la banlieue londonienne. La découverte est macabre : un homme gît, sans vie. L’affaire va vite prendre un tournant lorsqu’un autre individu est découvert, dans le train d’atterrissage d’un Boeing 747 de la British Airways cette fois.

Vivant mais inconscient, il a été transporté à l’hôpital dans un "état critique". Et pour cause : l’homme vient, selon toute vraisemblance, de survivre à un voyage de 13.000 km. 11 heures de vol. Le temps nécessaire pour relier Johannesburg, en Afrique du Sud, à Londres.

L’hypothèse policière est que les deux hommes auraient embarqué clandestinement sur le vol BA0054, mercredi soir. Lors de l’approche de l’aéroport d’Heathrow, l’ouverture du train d’atterrissage de l’appareil aurait précipité le plus jeune des deux (24 ans), retrouvé à Richmond.

Un porte-parole de la compagnie aérienne britannique a déclaré que British Airways travaillait d’ores et déjà en étroite collaboration avec la police "pour déterminer les circonstances entourant ce cas très rare"… même si plusieurs cas se sont déjà présentés assez récemment (lire ci-dessous).

Des conditions de vol terribles

Aussi rare soit-il, ce cas n’en reste pas moins, à l’heure actuelle, un véritable miracle. En effet, l’homme retrouvé entre la vie et la mort (et son compagnon d’infortune) caché dans le train d’atterrissage du Boeing a dû survivre à un long et très pénible voyage.

Pour faire le voyage de Johannesburg à Londres, l’appareil doit grimper à une altitude de 10.000 à 12.000 mètres environ. Il y règne des températures allant jusqu’à - 60 °C. Seule la chaleur dégagée par les roues (200 °C) permet de réchauffer le compartiment où elles se logent après le décollage. Et le risque est grand, pour le voyageur inconnu, d’être broyé par elles.

Autre danger : l’hypoxie. Ce compartiment n’est pas pressurisé. Autrement dit, à cette altitude, l’oxygène est rare. Paradoxalement, la combinaison froid/hypoxie peut plonger dans un état d’hibernation susceptible de protéger provisoirement la personne. Sans toutefois garantir sa réanimation.

Source :
http://www.dhnet.be/actu/faits/11-h-et-13-000-km-dans-un-train-d-atterrissage-558434213570172b1226c4b3

Tag(s) : #Migrant-e-s