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Khaled Amami, notre ami et camarade tunisien.

Khaled Amami, notre ami et camarade tunisien.

Yep !

Un article sur notre ami et frère de coeur Khaled qui nous  invite depuis maintenant 2 ans régulièrement en Tunisie. Pour des concerts, pour des conférences, à la rencontre du peuple Tunisien de Sidi Bouzid, berceau de la révolution, de Menzel Benziane et d'ailleurs...

Son fils, Aziz, blogueur emblématique de la révolution de la jeunesse Tunisienne, a passé 10 jours en prison en mai 2014 dans ce pays où les idées progressistes se heurtent encore à un pouvoir autoritaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Azyz_Amami

Portrait de Khaled par Rue89... Et une pensée pour Fatma, femme de Khaled et maman de coeur...

Avec Amour et respect ...

O.P.A

****

Le 22 mai 2014

Dans la famille du blogueur tunisien Amami, Khaled, le père.

(De Tunis) La mère est absente. Elle est allée rendre visite à son fils, détenu à la prison de Mornaguia, dans la banlieue sud de Tunis. Sont là, le père, Khaled, anxieux, et une petite nuée de jeunes gens et de jeunes femmes, vêtus d’un T-shirt noir, frappé de la belle gueule, burinée avant l’heure, d’Azyz Amami, 31 ans.

Azyz est ce cyber-activiste interpellé par la police le 13 mai à La Goulette, en même temps qu’un photographe franco-tunisien, Sabri Ben Mlouka, 27 ans, pour, soi-disant, possession de drogue (cannabis) en vue de la consommer.

L’appartement familial avec ses pièces en enfilade, situé dans un vieil immeuble de style européen du centre de Tunis, sert de QG aux partisans d’Azyz. Dans la Tunisie postrévolutionnaire – ce « post » pouvant se transformer en « contre », redoutent des citoyens sur la brèche –, ils sont nombreux, des centaines de milliers peut-être, de l’âge du « prisonnier » ou ados encore, via les réseaux sociaux et l’icône « free Azyz » en guise de profil perso, à s’identifier à cette figure de l’insoumission et de l’envie de vivre, incarcérée dans l’attente de son procès devant le tribunal de première instance de la capitale, vendredi 23 mai en principe.

« Je suis de Sidi Bouzid »

Nous sommes lundi 19. Le fils au crâne ras sur les photos, tient mentalement du père, cheveux longs et bouclés, barbe fournie, l’image ancienne du militantisme, dans son cas toujours vivace, même si la jeunesse tient aujourd’hui le flambeau.

« Je suis de Sidi Bouzid », raconte Khaled Amami, assis sur un lit de l’appartement, la voix éteinte et rauque, tant il répond aux sollicitations et bat le pavé pour la libération de son fils. Sidi Bouzid : depuis que le marchand ambulant Mohamed Bouazizi s’y est immolé par le feu le 17 décembre 2010, événement déclencheur de la révolution, le nom de cette ville du centre-ouest du pays, région pauvre, est connu dans le monde entier et en impose.

« Cette terre est celle du refus de la soumission à tout pouvoir central et de nombreuses révoltes dans l’histoire de la Tunisie indépendante y ont éclaté », explique notre interlocuteur.

Aux environs, Gafsa, Kasserine, Menzel Benziane sonnent comme autant d’étapes dans les luttes ouvrières et politiques. Durement réprimées, souvent dans le sang. « Le combat des pères a permis l’éducation des fils », résume l’ex-maoïste.

Lire la suite :
http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/22/famille-blogueur-tunisien-amami-khaled-pere-252380

Tag(s) : #Infos Internationales