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Élection européenne : voter blanc ou boycotter ?

Transmis par Sylvie le 27 février 2014

Depuis le Mouvement Politique d'Emancipation Populaire

ELECTION EUROPEENNE : VOTER BLANC OU BOYCOTTER ?

Des citoyens interrogent le M’PEP : le 25 mai, jour de l’élection européenne, vaut-il mieux voter blanc ou s’abstenir pour marquer son rejet de tout le système euro-libéral ?

Pour le M’PEP, il faut s’abstenir – et même boycotter – pour deux raisons : seul le boycott est un véritable acte politique citoyen ; il ne faut pas se laisser abuser par la récente loi « visant à reconnaître le vote blanc aux élections ».

Quelle est la différence entre vote blanc, nul, abstention et boycott ?

Que dit la loi du 21 février 2014 « visant à reconnaître le vote blanc aux élections » ?

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I.- Quelle est la différence entre vote blanc, vote nul, abstention et boycott ?

Le vote blanc

Il consiste, pour un électeur, à déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum) ou une enveloppe vide. Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection : une défiance vis-à-vis des candidats ou des listes en présence. L’institution qui organise l’élection est cependant légitimée par le vote blanc qui ne porte que sur le rejet des listes et candidats.

Le vote nul

Il correspond à des bulletins déchirés ou annotés qui ne sont pas pris en compte dans les résultats de l’élection. Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul. L’électeur n’a pas forcément souhaité que son vote soit nul (il a cru, par exemple, qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés.

Lors du dépouillement les votes blancs et nuls étaient jusqu’à présent comptabilisés et annexés au procès-verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais ils n’apparaissaient pas dans le résultat officiel où n’étaient mentionnés que le nombre des électeurs inscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).

L’abstention

Elle consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord, pouvant provoquer une crise de la représentation et pouvant poser la question de la légitimité du pouvoir politique élu avec une faible participation. Ainsi, à l’occasion du référendum sur les accords de Matignon portant sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie en 1988, l’un des partis de l’opposition avait appelé ses partisans à s’abstenir pour s’opposer au texte.

Le boycott

Il correspond à un acte politique citoyen visant à délégitimer une élection ou un régime politique, et à mener une campagne active dans ce sens. Le but est de provoquer une crise politique en montrant que la faible représentativité des élus pose le problème de leur légitimité. Le boycott est beaucoup plus fort que le vote blanc, car non seulement il permet de rejeter les listes et candidats en lice, mais également l’institution ou le régime qui organise le scrutin. C’est le sens de l’appel au boycott des élections européennes lancé par le CNR-RUE (comité national de résistance républicaine à l’Union européenne).

II.- Que dit la loi du 21 février 2014 « visant à reconnaître le vote blanc aux élections » ?

La loi n° 2014-172 du 21 février 2014 « visant à reconnaître le vote blanc aux élections » a été promulguée par le président de la République et publiée le 22 février au Journal officiel de la République française. Déposée à l’Assemblée nationale le 24 juillet 2012 par MM. François Sauvadet, Jean-Louis Borloo, Charles de Courson et plusieurs de leurs collègues centristes de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), la proposition de loi avait été adoptée en première lecture par le Sénat le 28 février 2013 et par l’Assemblée nationale en première lecture, avec modification, le 22 novembre 2013. Puis, en deuxième lecture, elle avait été adoptée, avec modifications, par l’Assemblée nationale le 28 novembre 2013. La loi vise à prendre en considération le vote des électeurs qui, par un vote blanc (enveloppe vide ou comprenant un bulletin vierge), signifient leur refus de choisir entre les candidats en lice.

La loi prévoit que les bulletins blancs seront désormais décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tels au procès-verbal du bureau de vote. Le nombre des votes blancs n’interviendra pas dans la détermination du nombre des suffrages exprimés, il sera simplement mentionné dans les résultats du scrutin. Les innovations de cette loi sont extrêmement timides, et même anecdotiques. Elle ne prévoit ni la prise en compte des bulletins blancs dans le calcul des suffrages exprimés, ni la mise à disposition de bulletins blancs dans les bureaux de vote. Pourtant, selon certains parlementaires, il s’agit d’un « progrès démocratique majeur pour la République » (M. Claude Bartolone, PS), d’ « une avancée dans la transparence de la vie démocratique  » (MM. François Sauvadet et François Zocchetto, UDI).

Lire la suite :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3647

Tag(s) : #Divers Faits