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Un centre de données Facebook, à Luleå (Suède)

Un centre de données Facebook, à Luleå (Suède)

Yep !

On se souvient qu'il n'y a pas si longtemps, alors que l'affaire Snowden secoue le monde entier en révélant les écoutes illégales planétaires de la NSA, le gouvernement français - avec d'autres - avait poussé des cris d'orfraie, tout indigné que les Etats-Unis violent ainsi la vie privée des citoyens du monde.

Il tentait sans doute de nous faire gober que jamais - oh grand jamais ! - il ne se comporterait de la sorte avec sa propre population.

Il pensait que nous étions stupides et mal informé-e-s.

Mais certains d'entre nous veillent au grain et alertent - par exemple - sur le fait que La DGSE a le « droit » d’espionner ton Wi-Fi, ton GSM et ton GPS.
http://clap33.over-blog.com/article-actu-la-dgse-a-le-droit-d-espionner-ton-wi-fi-ton-gsm-et-ton-gps-aussi-119719588.html

Aujourd'hui, le gouvernement s'apprête à faire voter une loi qui va lui permettre de capter encore plus facilement nos données numériques personnelles.

Qui regarde au-dessus de votre épaule quand vous surfer sur internet ? Big Brother !

Et... Big Brother est partout !

O.P.A

*****

Le 26 novembre 2013

Le gouvernement va faire voter une extension considérable des possibilités de capter les données numériques personnelles. Les grands acteurs du Web s'inquiètent de l'inaction de la Cnil et réclament un moratoire.

La France vire-t-elle à la société orwellienne? En pleine affaire Snowden, du nom de cette taupe qui a révélé comment l'Amérique espionne le monde au nom de l'antiterrorisme, le gouvernement s'apprête à faire voter un projet de loi de programmation militaire dont certaines dispositions étendent les possibilités de capter les données numériques de dizaines de milliers de personnes par an. Il s'agit de savoir qui ces potentiels « ennemis d'État » appellent et qui les joint, ou même de les localiser en temps réel à travers leurs téléphones, leurs ordinateurs. En dehors de toute action judiciaire.

Cette mission ne mobilisera plus seulement les forces de l'ordre, mais désormais toute la « communauté du renseignement », de l'Intérieur à la Défense, en passant par Bercy. Et pour des motifs bien plus larges que le risque terroriste stricto sensu.

Le texte a déjà été examiné au Sénat en octobre, dans une quasi-indifférence. Il doit revenir ce mardi, pour deux jours à l'Assemblée. Mais cette fois, les grands acteurs d'Internet voient rouge. De Google, à Microsoft, en passant par Facebook, Skype, Dailymotion, Deezer ou AOL, ceux regroupés au sein de l'Association des services Internet communautaires (@sic), créée en 2007 pour promouvoir le « nouvel Internet » des réseaux sociaux, partent en guerre contre les articles de la loi portant sur les « accès administratifs aux données de connexion » et la lutte contre les « cybermenaces ». Le président de l'@sic, Giuseppe de Martino, par ailleurs secrétaire général de Dailymotion, réclame un « moratoire » sur ces aspects du texte et s'étonne de « l'inaction de la Commission de l'informatique et des libertés (Cnil) ».

Selon lui, en matière de surveillance des services d'État, à l'égard de tous les utilisateurs, sociétés ou simples particuliers, « le projet de loi de programmation militaire veut étendre les régimes d'exceptions et ainsi offrir aux agents du ministère du Budget un accès en temps réels aux données Internet. Ce n'est pas normal! », dit-il.

Ce ne sont pas les écoutes administratives (le contenu des communications) qui posent problème, même si le projet les concerne. Sur amendement du président PS de la commission des lois, par exemple, Tracfin, l'organisme de Bercy qui lutte contre la fraude fiscale, pourrait se voir attribuer le pouvoir de réclamer des écoutes.

Les promoteurs de ce texte font valoir que des garanties seront accordées au citoyen

Ce qui inquiète, c'est la surveillance du contenant. En clair : la surveillance de tout ce que conservent et traitent les opérateurs d'Internet et de téléphonie pour établir leur facture au client, « y compris les données techniques relatives à l'identification des numéros d'abonnement », mais aussi « à la localisation des équipements terminaux utilisés », sans parler bien sûr de « la liste des numéros appelés et appelant, la durée et la date des communications », les fameuses « fadettes » (factures détaillées).

Bref, les traces des appels, des SMS, des mails.

Lire la suite :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/25/01016-20131125ARTFIG00570-telephone-internet-l-etat-pourra-bientot-tout-espionner.php

 

Tag(s) : #Divers Faits
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